27 mars 2011

Back to myself

Hey : )

 

Je sais pas trop comment commencer ce post, ni ce que je vais y écrire. Le but étant d'essayer de faire sortir de ma tête des mots et des émotions qui sont parties se planquer je ne sais où, mais en tous cas, hors de ma portée.

 

D'un amour plein, riche et serein, je suis passée à rien.

 

Peut-être un jour le retrouverais-je sur le bord de mon petit ou grand chemin, mais pas tout de suite, et peut-être pas du tout.

 

Seule face à moi-même de nouveau.

 

Je fume. J'ai envie de vomir quand je mange. Je ne pense à rien de concret, je ne ressens plus rien. Je n'arrive pas à pleurer.

Du coup, soudainement libérées de cette matrice fertile et bordélique que sont mes émotions, mes pensées sont épurées, froides, justes.

 

Mais il n'y a pas grand chose de constructif ni même, je me répète, de concret.

 

Je ne sais pas si je suis désespérée, soulagée, collée à la terre ou volant, libre.

 

J'ai plutôt l'idée que mon corps soit mort. Que cet appendice de chair, creuset de réaction chimiques de toutes sortes, ne soit passé en mode survie : le coeur et tout le bordel respiratoire fonctionnent encore, quoi que sur puissance minimum, mais le reste de ce qui constitue une jeune femme de 23 ans s'est pris des vacances à qualalumpur. Ah, il me reste un peu d'ironie? Mais c'est un trait de l'esprit non?...

 

Si je veux débloquer cette situation ce n'est que par souci d'être "productive", d'avancer, de ne pas rester bloquée tel un han solo dans sa cuve à la con. J'ai pas envie d'être en détresse sentimentale, non, merci cyrano.

Même si je me dis qu'éprouver du mal n'est qu'une juste rétribution de l'expérience du bonheur. Je suis prête à en payer le prix. Mais je crois que j'ai déjà bien assez souffert de l'obtention de ce bonheur, maintenant passé.

 

Donc j'aimerais retrouver, s'il vous plaît, un truc qui me fasse avancer. Il faudrait que j'essaie de me rappeler comment je faisais avant...

 

Boarf, avant, je me sentais affreusement seule. Maintenant ce n'est qu'une constatation. Et j'ai toujours carburé à la passion quelle qu'elle soit. Faudrait qu'en plus de ça les idées soient aussi un moteur important. Mettons-nous au vert! à bas le carburant polluant!

huhu. écolos. tain de communistes.

 

Chais pas, je pensais que je serais en train de crever de douleur dans un coin, hébétée par les pleurs sans pouvoir malgré tout dormir. Faut croire que je me connais toujours aussi mal.

 

Peut-être qu'enfin, à un âge un peu tardif pour un humain, j'ai appréhendé et incorporé le fait que regarder partir les gens loin de moi n'était pas de l'abandon. J'ai ptêt arrêté de tout ramener à ma petite personne. ça serait bien dites donc!

 

Je sais pas quoi faire. C'est ça le mot de l'histoire, du début à la fin, je sais pas comment on fait pour vivre en se mettant en tête que l'amour de sa vie est peut-être parti pour toujours. Parce que c'est la première fois que j'ai vraiment aimé, vous voyez.

 

Aimé sans avoir choisi ni consciemment ni inconsciemment selon les idées d'un quelqu'un idéal de mes chers livres, de mes fantasmes ou de mes besoins.

 

Aimer quelqu'un qui ne fait pas que du bien, bardé de défauts et dans des conditions absolument pas optimales. Aimer vraiment, malgré tout ce qui peut se passer.

 

C'est peut-être ça qui me rend si sereine. Je ne suis pas déçue, car je n'attendais rien. Je ne suis pas en colère, car tout est ce qu'il est. Je ne suis pas malheureuse, car tout est pour le mieux. Je ne suis pas heureuse, parce que je suis entraînée loin de la seule chose que je n'ai jamais appelé "ma maison".

 

Dans l'oeil de la tempête, là où tout est en équilibre, loin des remous furieux des masses qui se déplacent, non contentes de leur sort et que les lois de la physiques poussent à tempêter.

 

Tout n'est pas entre mes mains je le sais, et il est, à y bien penser, peut-être vain de vouloir moi-même me déplacer.

 

Je vais laisser faire le temps.

Posté par Naryen à 23:38 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Back to myself

    J'aurais préféré pour toi que tu n'arrive jamais à monter dans mon wagon mais comme on dit : "Shit happen". Et bienvenue quand même, l'expérience ça fait mal des fois, des fois non. Mais ça fait grandir.

    Posté par T., 27 mars 2011 à 23:47 | | Répondre
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